Le salaire d’un joueur de National 1 varie considérablement selon son contrat, son expérience et les moyens de son club. Un joueur rémunéré peut percevoir environ 1 120 euros bruts par mois avec un contrat fédéral à temps partiel. À temps plein, le minimum débute actuellement autour de 1 867 euros bruts.
Cependant, les anciens joueurs professionnels bénéficient de minima plus élevés. Dans les clubs les plus ambitieux, certaines rémunérations peuvent aussi dépasser 5 000 euros bruts mensuels. Le cas récent des Girondins de Bordeaux, avec un salaire ayant atteint 10 000 euros, reste néanmoins exceptionnel à ce niveau.
Le National 1 est désormais la quatrième division française
La dénomination des championnats français a changé à partir de la saison 2026-2027. L’ancien championnat National a laissé sa place à la nouvelle Ligue 3 professionnelle.
Dans le même temps, l’ancien National 2 a été renommé National 1. Il constitue donc désormais le quatrième échelon du football français. L’ancien National 3 porte, quant à lui, le nom de National 2.
La nouvelle pyramide est la suivante :
- Ligue 1 ;
- Ligue 2 ;
- Ligue 3 ;
- National 1 ;
- National 2.
La Fédération française de football a officialisé cette nouvelle organisation en mai 2026. Le National 1 rassemble 48 équipes réparties dans trois groupes de seize clubs.
Il ne faut donc pas comparer directement le salaire National 1 actuel avec les anciennes données consacrées au troisième échelon. Celui-ci correspond désormais à la Ligue 3, dont les rémunérations sont sensiblement supérieures.
Quel est le salaire minimum en National 1 ?
Les clubs de National 1 peuvent proposer des contrats fédéraux à temps plein ou à temps partiel. Le Statut du joueur fédéral publié par la FFF distingue trois catégories selon le parcours du joueur.
| Situation du joueur | Minimum mensuel brut à temps plein |
|---|---|
| Joueur sans passé professionnel | SMIC ou minimum conventionnel |
| Joueur ayant déjà possédé un contrat professionnel ou Élite | 2 691 € |
| Joueur professionnel durant chacune des quatre saisons précédentes | 4 036,50 € |
Depuis juin 2026, le SMIC mensuel publié par Service-Public s’élève à 1 867,02 euros bruts pour un temps plein. Il constitue donc actuellement le plancher applicable à un joueur sans passé professionnel lorsque le minimum conventionnel est inférieur.
Un contrat fédéral peut également être conclu pour 21 heures par semaine, soit 60 % d’un temps plein. Les minima sont alors calculés au prorata.
| Situation du joueur | Minimum mensuel brut à temps partiel |
| Joueur sans passé professionnel | Environ 1 120 € |
| Ancien joueur professionnel ou Élite | 1 614,60 € |
| Joueur relevant de la catégorie la plus élevée | 2 421,90 € |
Ces sommes représentent des minima. Un club peut proposer davantage en fonction du niveau du joueur et de ses objectifs sportifs.
Combien gagne réellement un joueur de National 1 ?
Il n’existe pas de salaire moyen officiel publié pour l’ensemble du National 1. Les contrats sont confidentiels et tous les joueurs de la division ne possèdent pas le même statut.
Pour un joueur salarié, une fourchette comprise entre environ 1 100 et 3 000 euros bruts mensuels constitue un ordre de grandeur raisonnable. Elle englobe les contrats fédéraux à temps partiel, les joueurs rémunérés autour du SMIC et les contrats à temps plein légèrement supérieurs aux minima.
Les cadres expérimentés peuvent percevoir entre 3 000 et 5 000 euros bruts par mois. Quelques profils passés par les divisions professionnelles dépassent ce niveau dans les clubs les plus fortunés.
Il serait toutefois trompeur de présenter un montant unique comme le salaire moyen du National 1. La réalité économique de la division dépend autant du nombre de joueurs salariés que du montant de chaque contrat.
Tous les joueurs de National 1 sont-ils salariés ?
Une partie seulement des effectifs possède un contrat fédéral. Lors de la saison 2025-2026, au même niveau sportif avant le changement de nom, Foot Amateur recensait de fortes différences entre les groupes.
Le groupe situé dans le Sud-Est comptait en moyenne 12,4 contrats fédéraux par club. Cette moyenne tombait à huit dans le groupe A et à 7,4 dans le groupe B.
Certains joueurs évoluent donc avec une licence amateur. D’autres possèdent un contrat de travail lié à une fonction d’éducateur, d’agent administratif ou de chargé de communication. Ces « contrats clubs » ne sont pas comptabilisés parmi les contrats fédéraux.
Des joueurs peuvent également poursuivre leurs études, préparer un diplôme sportif ou exercer un emploi extérieur. Leur revenu total ne correspond alors pas uniquement à l’argent versé pour jouer au football.
Bordeaux, Créteil et Cannes parmi les clubs les mieux armés
Le nombre de contrats fédéraux ne révèle pas directement le salaire de chaque joueur. Il permet néanmoins de mesurer la capacité d’un club à salarier une grande partie de son effectif.
En décembre 2025, Bordeaux et Créteil possédaient chacun 22 contrats fédéraux. L’AS Cannes en comptait 21 et Fréjus Saint-Raphaël 19. Ces quatre clubs se situaient nettement au-dessus de la moyenne de leur championnat.
Les structures historiques, les équipes récemment reléguées et les clubs soutenus par un investisseur disposent généralement de davantage de moyens. Elles peuvent proposer plus de contrats à temps plein et attirer des joueurs ayant déjà connu le monde professionnel.
Cela ne permet toutefois pas d’établir un classement incontestable des clubs qui paient le mieux. Une équipe possédant vingt contrats proches du minimum peut consacrer moins d’argent aux joueurs qu’un club disposant de quinze contrats plus élevés.
Les Girondins de Bordeaux, un cas hors norme
Le cas bordelais permet de mesurer les écarts qui peuvent exister au sein de la quatrième division.
En avril 2025, Foot Amateur avait pu consulter une grande partie des contrats fédéraux signés par les Girondins. Le club comptait alors trente contrats actifs pour ses différentes équipes.
La masse salariale mensuelle correspondante atteignait 81 120,60 euros bruts. Une division purement arithmétique donne environ 2 704 euros bruts par contrat et par mois. Cependant, ce calcul mélange des contrats à temps plein, des temps partiels et des joueurs appartenant à plusieurs équipes.
Les rémunérations individuelles étaient également très dispersées. Plusieurs joueurs percevaient 5 000 euros bruts mensuels, tandis que le salaire le plus élevé atteignait 10 000 euros.
Pour la saison suivante, le budget prévisionnel des Girondins approchait 7 millions d’euros. La rémunération brute des joueurs devait représenter environ 1,2 million d’euros, hors primes et charges sociales, selon les éléments publiés par WebGirondins.
Bordeaux constituait donc l’une des principales puissances financières de ce niveau. Ces chiffres ne doivent surtout pas être utilisés pour représenter la situation d’un club ordinaire de National 1.
Locminé et Dinan illustrent un autre modèle
À l’opposé, des clubs comme la Saint-Colomban Locminé ou Dinan-Léhon reposent sur un modèle beaucoup plus proche du football semi-professionnel.
Lors du pointage réalisé en décembre 2024, Bordeaux possédait 29 contrats fédéraux. Locminé et Dinan étaient alors les deux seuls clubs de la division à ne compter aucun joueur sous ce statut, selon Foot Amateur.
Cela ne signifie pas que tous leurs joueurs évoluaient gratuitement. Certains pouvaient bénéficier d’un autre contrat au sein du club, exercer une activité professionnelle extérieure ou recevoir des primes et des remboursements de frais.
Pour la saison 2025-2026, Locminé disposait d’un budget total estimé entre 700 000 et 750 000 euros, d’après Le Télégramme. Le budget prévisionnel de Bordeaux était donc presque dix fois supérieur.
Comparer directement les salaires des deux effectifs n’aurait aucun sens. La quatrième division réunit des clubs historiques dotés de structures importantes, des projets soutenus par des investisseurs et des associations locales aux moyens beaucoup plus limités.
Les primes et avantages complètent le salaire fixe
Le salaire mensuel ne représente pas toujours l’ensemble de la rémunération d’un joueur de National 1. Son contrat peut notamment prévoir :
- des primes de victoire ou de match nul ;
- une prime de présence dans le groupe ;
- une prime de montée ou de maintien ;
- la mise à disposition d’un logement ;
- un véhicule ou une aide aux déplacements ;
- le remboursement de certains frais ;
- un emploi complémentaire au sein du club.
Ces éléments compliquent encore le calcul d’un salaire moyen. Deux joueurs disposant du même salaire fixe peuvent percevoir des revenus annuels très différents selon les résultats de leur équipe et les avantages négociés.
Un écart important avec la Ligue 3 et la Ligue 2
Le passage du National 1 à la Ligue 3 représente une véritable montée économique. La troisième division est désormais professionnalisée et impose davantage de contrats professionnels aux clubs.
Les dernières données disponibles pour l’ancien National situaient les rémunérations moyennes entre environ 3 800 et 5 500 euros bruts mensuels selon le statut des équipes. En National 1, de nombreux joueurs restent proches du SMIC ou évoluent à temps partiel.
L’écart est encore plus important avec le salaire moyen d’un joueur de Ligue 2, estimé entre 13 000 et 15 000 euros bruts par mois.
Un championnat marqué par de très fortes disparités
Le salaire National 1 ne peut pas être résumé par une moyenne unique. Un joueur peut ne disposer d’aucun contrat de joueur, percevoir environ 1 120 euros bruts à temps partiel ou dépasser 4 000 euros grâce à son expérience professionnelle.
Dans les clubs les plus ambitieux, quelques cadres peuvent atteindre ou dépasser 5 000 euros. Le salaire de 10 000 euros observé récemment à Bordeaux constitue toutefois une exception.
La meilleure estimation consiste donc à situer la majorité des contrats rémunérés entre environ 1 100 et 3 000 euros bruts mensuels, avant les primes et les avantages. Les situations de Bordeaux, Locminé ou Dinan montrent surtout que deux joueurs évoluant dans le même championnat peuvent appartenir à des réalités économiques totalement différentes.

