L’OGC Nice doit économiser 70 millions d’euros malgré le feu vert de la DNCG

DNCG : pourquoi l’OGC Nice doit économiser 70 M€ cet été

L’OGC Nice doit économiser 70 M€ avant la fin du mercato estival 2026. Cet objectif particulièrement ambitieux intervient pourtant après une décision favorable de la DNCG.

Le 23 juin 2026, le gendarme financier du football français n’a prononcé aucune mesure contre le club niçois. Le Gym ne fait donc officiellement l’objet ni d’un encadrement de sa masse salariale, ni d’une limitation de ses indemnités de transfert.

La situation ne correspond pas à une sanction de la DNCG. Elle résulte principalement de la volonté de la direction de réduire les dépenses et de construire un modèle moins dépendant des financements apportés par INEOS.

Aucune sanction prononcée contre Nice par la DNCG

La Commission de contrôle des clubs professionnels a examiné la situation de l’OGC Nice au titre de la saison 2026-2027.

Dans son relevé publié le 23 juin, la Ligue de football professionnel indique qu’aucune mesure n’a été prise contre le Gym. La même décision a été rendue pour le RC Strasbourg.

La situation de Nice se distingue notamment de celle de l’AS Monaco, dont la masse salariale a été encadrée.

Le feu vert de la DNCG signifie que le budget présenté par Nice a été jugé recevable. Il ne garantit toutefois pas que le club dispose d’une grande liberté financière pour recruter.

Pourquoi l’OGC Nice doit économiser 70 M€

Selon L’Équipe, environ 70 millions d’euros d’économies doivent encore être trouvés à cinq semaines de la fermeture du marché des transferts. Roger Ricort, revenu au poste de directeur sportif, doit piloter cette transformation dans un délai particulièrement court.

Le montant de 70 millions d’euros ne doit pas nécessairement être interprété comme un objectif de ventes de joueurs à atteindre intégralement.

Il peut réunir plusieurs composantes :

  • les indemnités encaissées grâce aux transferts ;
  • les rémunérations économisées après les départs ;
  • les charges patronales associées à ces salaires ;
  • la réduction du nombre de contrats professionnels ;
  • la baisse des dépenses de recrutement ;
  • les économies réalisées sur plusieurs saisons de contrat.

L’OGC Nice doit économiser 70 M€ en additionnant probablement ces différents leviers. Une vente permet, par exemple, d’encaisser une indemnité immédiate tout en supprimant plusieurs années de salaire restant à verser.

Terem Moffi représente le principal dossier actuel

Terem Moffi figure toujours dans l’effectif professionnel publié par l’OGC Nice pour la saison 2026-2027.

L’attaquant est revenu au club après une période de prêt. Cependant, la direction niçoise a publiquement ouvert la porte à son départ.

Roger Ricort a indiqué que le club ferait tout pour le transférer. Le dirigeant estime également que l’international nigérian ne devrait plus porter le maillot niçois.

Son départ constituerait un levier financier important. Nice pourrait percevoir une indemnité de transfert et économiser le salaire restant sur son contrat.

La difficulté consiste désormais à trouver un club capable de satisfaire les différentes parties. La position publique de Nice réduit également sa marge de négociation, car les acheteurs potentiels savent que le joueur n’entre plus dans le projet.

Kevin Carlos également poussé vers la sortie

Kevin Carlos appartient toujours à l’effectif 2026-2027 de l’OGC Nice. Son nom apparaît dans la liste officielle des attaquants du club.

Après une première saison difficile, l’avant-centre fait partie des joueurs susceptibles de partir. Des intérêts étrangers ont été évoqués, mais le joueur aurait repoussé certaines premières approches.

Une vente permettrait à Nice de récupérer une partie de l’investissement réalisé lors de son recrutement. Elle allégerait également la masse salariale.

Cependant, les performances récentes du joueur compliquent la recherche d’une offre suffisamment élevée. Le Gym peut être contraint d’accepter une moins-value pour supprimer le coût futur de son contrat.

Mohamed-Ali Cho et Isak Jansson peuvent générer des recettes

Mohamed-Ali Cho et Isak Jansson figurent eux aussi dans l’effectif officiel pour la nouvelle saison.

Le premier intéresserait notamment l’AS Monaco. Son âge et son potentiel peuvent permettre à Nice d’espérer une indemnité plus importante que pour certains joueurs considérés comme indésirables.

Isak Jansson pourrait également quitter le club. Dans ces deux dossiers, la logique est différente de celle concernant Terem Moffi ou Kevin Carlos.

Nice ne cherche pas seulement à supprimer un salaire. Le club peut aussi céder des joueurs disposant encore d’une valeur sportive et marchande afin de financer sa restructuration.

Cette stratégie présente néanmoins un risque. En vendant les éléments les plus attractifs, le Gym pourrait affaiblir un effectif qui doit déjà être reconstruit.

Yéhvann Diouf, un dossier à surveiller dans les buts

Yéhvann Diouf apparaît parmi les gardiens de l’effectif 2026-2027.

Son avenir fait également l’objet d’interrogations. Un départ pourrait permettre à Nice de récupérer une indemnité et de modifier la hiérarchie à ce poste.

Le nom de Walter Benítez a été évoqué pour un retour sur la Côte d’Azur. Toutefois, une éventuelle arrivée devrait rester conditionnée aux modalités financières et à l’évolution du dossier Diouf.

Pour Nice, l’objectif consiste à ne pas remplacer un joueur coûteux par un autre contrat qui annulerait l’économie réalisée.

La baisse des droits télé fragilise le modèle niçois

La réduction des dépenses s’explique aussi par la baisse des revenus du football français.

Le président Maurice Cohen a indiqué que les droits télé avaient rapporté environ sept millions d’euros à Nice, contre 23 millions d’euros dix-sept ans auparavant.

Cette contraction oblige les clubs à adapter leur masse salariale et leur politique de recrutement.

Les recettes européennes sont également incertaines d’une saison à l’autre. Nice ne peut donc plus construire son budget en supposant une qualification régulière pour une compétition continentale.

Dans ce contexte, la vente de joueurs et le développement de jeunes éléments deviennent essentiels.

Roger Ricort doit vendre avant de recruter

Le mercato niçois reste fortement dépendant des départs. Le club n’a réalisé que peu d’opérations entrantes et privilégie les solutions peu coûteuses.

L’arrivée de Laurent Abergel, libre après son départ de Lorient, correspond à cette nouvelle politique. Nice recherche des joueurs expérimentés, disponibles à faible coût et capables de renforcer rapidement l’équipe.

Roger Ricort doit toutefois maintenir un équilibre. Une réduction trop brutale de l’effectif pourrait mettre en danger les résultats sportifs.

Le coût d’une relégation serait bien supérieur aux économies obtenues à court terme. Il entraînerait une nouvelle baisse des droits télé, des recettes commerciales et de la valeur de plusieurs joueurs.

Nice validé par la DNCG, mais contraint par sa propre stratégie

L’OGC Nice doit économiser 70 M€, mais cette obligation ne résulte pas d’une sanction de la DNCG.

Le club a obtenu son feu vert pour la saison 2026-2027. La contrainte est avant tout économique et actionnariale.

Les principaux dossiers actuels concernent notamment Terem Moffi et Kevin Carlos. Mohamed-Ali Cho, Isak Jansson et éventuellement Yéhvann Diouf peuvent également générer des recettes selon les offres reçues.

Les joueurs déjà transférés, comme Jérémie Boga, ne doivent plus être comptabilisés parmi les leviers encore disponibles.

La mission de Roger Ricort consiste donc à vendre suffisamment pour réduire les dépenses, sans démanteler une équipe qui devra rester compétitive en Ligue 1.

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